Dans le sud du Congo-Brazzaville, des habitants du Pool savourent le raccordement au réseau électrique

Au Congo-Brazzaville, plusieurs districts du Pool, où vivent plus de 49 000 personnes, sont désormais électrifiés : ils ont été connectés au réseau électrique national mercredi 15 juillet en présence du chef de l’État Denis Sassou-Nguesso, qui s’est rendu dans cette province du sud du pays, jadis victime des conflits armés.

Le soleil est quasiment couché à Louingui, district situé à mi-chemin entre Kinkala, chef-lieu du Pool, et le district de Boko, dans le sud du Congo-Brazzaville. La devanture de l’atelier de soudure de Xavier Boukaka, 40 ans, est désormais éclairée et sa machine à souder tourne à plein régime. Il est soulagé d’avoir désormais une électricité pérenne : « Depuis que nous avions commencé, il y a longtemps, on travaillait de façon manuelle. Mais, là, nous avons désormais le courant, nous nous réjouissons. Vraiment, grâce au courant, le développement est possible. Nous sommes fiers et contents », lance-t-il.

Les districts de Louingui, Boko et Loumo ont été connectés, à partir de Kinkala, à la ligne électrique partie du barrage de Moukoukoulou, mis en service il y a plus de 45 ans. Et ce, à la grande satisfaction de Landria Malanda et d’Auguste Sikoumounou, habitants de Boko. « Je vends dans une boucherie. On a eu beaucoup de difficultés pour payer le gasoil et en mettre dans le groupe électrogène. Maintenant, nous sommes plus à l’aise parce qu’il y a du courant. Cela nous aide à désormais bien fonctionner », savoure

Une majorité de zones en attente d’électricité et d’eau potable

« La ville de Boko aujourd’hui, on ne peut plus la comparer avec celle du passé. C’est le jour et la nuit. Aujourd’hui, Boko devient une communauté urbaine, parce qu’on a l’eau et l’électricité, ce n’est plus une communauté rurale », estime de son côté Auguste.

Le Pool compte encore une majorité de zones qui n’ont accès ni à l’électricité ni à l’eau potable.

Restez informé avec Afrikili

Inscrivez-vous pour recevoir nos éditos, débats et analyses directement dans votre boîte mail.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Partagez

Laissez votre commentaire, sans injures. Merci !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *