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À quelques semaines de l'élection présidentielle de mars 2026, une question brûlante se pose, une question que beaucoup évitent, mais que nous, nous devons regarder en face : quelle place pour la diaspora congolaise, et en particulier celle de France, après ce scrutin annoncé comme joué d'avance ?
Le Congo va élire son président, mais sans une partie de son peuple. Et pourtant, cette diaspora — surtout celle de France — n'est pas un décor, n'est pas une rumeur. Elle est une partie vivante du peuple congolais. Une partie qui aime, qui souffre, qui doute, qui espère.
Une partie qui, chaque mois, fait ce que l'État ne fait pas toujours : elle soutient les familles, elle paie l'école, elle couvre l'hôpital, elle amortit la faim, elle colmate les trous du quotidien. Elle tient le pays par la main, mais on lui refuse de tenir un bulletin de vote.
C'est comme si on demandait à un arbre de donner des fruits, tout en lui coupant ses racines. On veut les devises, mais pas la voix. On veut l'argent, mais pas l'opinion. On veut le sacrifice, mais pas la citoyenneté pleine et entière.