Fred Makita libre : et maintenant, la détention provisoire ?

La libération de Fred Makita est une bonne nouvelle, d’abord pour lui. Elle devrait aussi nous interroger. Car si le parquet a fini par ordonner une « libération pure et simple », c’est que quelque chose, dans ce dossier, ne tenait pas, ou plus. Reste une question que personne ne peut éluder : pourquoi plusieurs mois de détention provisoire, au point d’affecter sa santé, selon Les Échos du Congo Brazzaville, pour un homme dont les accusations pouvaient, d’après ce même journal, « porter atteinte à l’honneur ou à la réputation d’autrui » ?

Précisons ce que nous ne savons pas : les motifs détaillés de l’incarcération ne sont pas explicités dans les sources consultées, et il serait malhonnête de prétendre trancher le fond. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que des militants des droits humains et des avocats se sont mobilisés pendant des mois pour obtenir ce dénouement.

Voilà le point : une détention provisoire doit rester l’exception. Elle n’est pas une peine anticipée. Quand elle s’éternise pour un délit d’expression, elle nourrit le soupçon que la procédure sert à faire taire plus qu’à juger. Ce soupçon est d’autant plus dommageable que le pays entre dans un cycle électoral, avec des législatives et des locales en 2027, et que l’UPADS réclame déjà l’application des recommandations de Djambala pour une gouvernance électorale crédible.

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